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Des millions d'heures de travail et des milliards d'euros vont être dépensés à Brest pour la transformation des sous-marins nucléaires. La principale charge de travail pour DCNS jusqu'en 2018. Cela fera partie des chantiers les plus confidentiels de la prochaine décennie, au coeur de la base militaire de Brest (bassin nº8). Le sous-marin nucléaire le Vigilant s'apprête à être transformé au cours d'un chantier de plus de deux ans pour accueillir le missile M51, la nouvelle arme stratégique venant en remplacement d'un M45 jugé obsolète. Plus gros, plus lourd et plus puissant, ce nouveau missile stratégique nécessite une transformation radicale de la zone de stockage et de tir à bord des sous-marins. Les tubes, ainsi qu'une bonne partie du système de lancement doivent être modifiés. Cette transformation n'est pas une mince affaire puisqu'il s'agit d'accueillir sur la partie supérieure du sous-marin 16 petites fusées Ariane de 12m de hauteur, 2m 30 de diamètre, et une masse estimée à 53t pièce. 24milliards sur 30 ans Ces travaux pharaoniques s'effectueront au fil des entretiens périodiques des trois sous-marins à modifier, le quatrième, le Terrible -le dernier de la série- étant équipé du M51 d'origine. Ces travaux devraient générer près de 10millions d'heures de travail. En 2006, la Direction générale pour l'Armement avait chiffré à près de 24milliards d'euros étalés sur 30 ans la rénovation de la Force océanique stratégique comprenant la conception du M51, la rénovation de l'Ile-Longue, la construction du Terrible et des trois autres sous-marins nucléaires ainsi que leur adaptation (source AFP). Ces travaux réalisés à Brest dans les prochaines années font écho à l'important chantier effectué en presqu'île de Crozon pour stocker et transporter la nouvelle arme nucléaire. D'énormes bâtiments sécurisés ainsi que des cheminements spécifiques dont une voie ferrée entre ces lieux de stockage et le port ont été construits également dans la plus grande discrétion. Gros morceau pour DCNS Ces travaux d'adaptation ainsi que l'entretien classique de ces sous-marins constituent la principale charge de travail pour le site brestois de DCNS. Ce chantier de haute technologie tombe à point nommé alors que l'entretien des navires de surface s'apprête à diminuer à Brest avec le départ progressif à la casse des frégates remplacées par les toutes nouvelles multimissions. |





