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Archives sur le CEP et les essais nucléaires en Polynésie Françaises

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Vent de Sable de Larbi Benchiha - 2008 - 57 mm - (HD)

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Sommaire :

Fin des années cinquante, dans le nord de l’Algérie la guerre est à son apogée. Mais à plus de mille kilomètres du champ de bataille, un gigantesque projet émerge du sable saharien : la bombe atomique !

Des officiers militaires de carrière et des scientifiques du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) installent le premier Centre d’Expérimentation Atomique français. Plus de dix mille personnes vont y travailler. Parmi eux, des fantassins et une abondante main d’œuvre locale sont mis à contribution pour les travaux les plus exposés aux dangers de la radioactivité.

Le 13 février 1961, à 07h04 explosait la première bombe atomique française, nom de code « Gerboise bleue », puissance soixante kilotonnes, soit quatre fois la bombe d’Hiroshima. La ville de Reggane est à quarante kilomètres à vol d’oiseau du point zéro.

Au total, l’armée française a procédé à dix sept tirs : quatre explosions atmosphériques et treize souterraines. Les nuages de poussières radioactives volatiles et erratiques ainsi dégagés, ont atteint le Niger, le Burkina Fasso, la Mauritanie, le Mali…

Un demi-siècle plus tard, aucune enquête épidémiologique n’a été effectuée pour déterminer les effets sanitaires et environnementaux de ces essais. De plus, les sites ne sont toujours pas sécurisés, exposant ainsi les populations locales aux dangers de la radioactivité persistante.

Les survivants de ces essais se souviennent encore et réclament réparation, suivi médical et l’accès à leurs dossiers militaires couverts par le secret-défense.

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