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Archives sur le CEP et les essais nucléaires en Polynésie Françaises

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Les bavures secrètes de la Défense - C dans l'air - 27 novembre 2009 - 1 h 04 mn

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La Cour d’appel a ordonné un complément d’expertise dans l’affaire du naufrage du Bugaled Breizh, en janvier 2004. Une bouffée d’air pour les familles des victimes qui comme dans d’autres dossiers se heurtent au secret-défense dans leur recherche de la vérité. 

Le 15 janvier 2004, au large des côtes anglaises, le chalutier breton Bugaled-Breizh fait naufrage en quelques minutes, entraînant le décès des cinq marins embarqués. Depuis, près de six ans ont passé, mais les familles des victimes restent mobilisées pour connaître les circonstances exactes de ce drame. Et ce, malgré s’être heurtées à plusieurs reprises à la "raison d’Etat".

Dans leur combat à connaître la vérité, elles viennent de remporter, vendredi 27 novembre 2009, une victoire, puisque la cour d’appel de Rennes a décidé de ne pas clôturer l’enquête. Le tribunal a confié à Dominique Salles, ancien sous-marinier, un complément d’expertise. Son objectif : "Dire s’il s’est produit un événement particulier ou (...) s’il existait des raisons objectives justifiant la présence d’un ou de plusieurs sous-marins nucléaires d’attaque" dans la "zone du naufrage".

Si la crainte d’un non-lieu s’éloigne, les familles restent prudentes sur les résultats de ce complément d’enquête. Car, "elle suppose des investigations très approfondies, en France et à l’étranger, et il y a la difficulté d’avoir accès aux documents des marines russe ou américaine", a estimé leur avocat, Me Christian Bergot.

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